Végétarisme : les carences nutritionnelles et risques cachés à anticiper
Selon un article d'Onlymyhealth reprenant l'analyse du Pr SM Fayaz, interniste senior aux hôpitaux KIMS de Mahadevapura, le végétarisme n'est ni plus sain ni plus dangereux qu'un autre régime — il…

Selon un article d'Onlymyhealth reprenant l'analyse du Pr SM Fayaz, interniste senior aux hôpitaux KIMS de Mahadevapura, le végétarisme n'est ni plus sain ni plus dangereux qu'un autre régime — il est, simplement, plus exigeant en planification. Une nuance que le discours dominant préfère gommer, occupé qu'il est à confondre l'absence de viande avec la présence de nutriments.
Ce que le végétal fait attendre
Le Pr Fayaz ne mâche pas ses mots: « la préoccupation concerne principalement les nutriments plus difficiles à obtenir, ou à bien absorber, à partir des aliments végétaux ». Une revue publiée en 2022 dans Nutrients, portant sur 141 études, confirme cette dissymétrie: les régimes à base de plantes sont plus riches en fibres, vitamine C, vitamine E et magnésium — mais structurellement plus pauvres en vitamine B12, fer, zinc, calcium, vitamine D, iode et oméga-3 à longue chaîne. Le fer végétal, dit non héminique, est absorbé bien plus difficilement que le fer héminique des produits animaux. Belle ironie: la viande « remplacée » ne l'est jamais sur le plan de la biodisponibilité.
L'angle mort de l'ultratransformation
Voilà où l'argument se retourne contre ses propres promoteurs. Une étude britannique publiée en 2024 révèle qu'en moyenne, les végétariens tirent plus de 50 % de leur énergie d'aliments ultratransformés. Corrélation documentée: hausse des sucres libres, effondrement des fibres, du potassium, du magnésium, des vitamines A et C. Autrement dit, troquer la viande contre des biscuits, des fritures et des plats industriels siglés « 100 % veg » n'est pas un progrès nutritionnel — c'est une translation. Mais l'injonction « meatless » préfère ne pas s'attarder sur ce détail.
Ce qu'il faut surveiller
Le Pr Fayaz se veut néanmoins pragmatique: « un régime végétarien n'entraîne pas nécessairement ces problèmes ». La variable décisive, rappelle-t-il, est la diversité alimentaire. Pour les végétariens stricts et les végétaliens, certains nutriments exigent une vigilance ciblée: vitamine B12, fer, calcium, vitamine D, oméga-3. Et face à une fatigue persistante, une faiblesse inexpliquée, des engourdissements ou une chute de cheveux anormale, mieux vaut consulter.
Reste la conclusion qu'aucun militant ne formulera à votre place: ce n'est pas la viande qui rend malade. C'est le manque de variété, travesti en idéologie.